Bien qu’encore peu visible en occident, il vous est peut-être arrivé de croiser au détours d’une page web un IDN (nom de domaine internationalisé). Ces noms de domaine internationalisés ont la particularité de permettre l’utilisation des caractères, symboles, idéogrammes, pictogrammes utilisés pour retranscrire les différentes langues.

Prenons comme exemple l’adresse de mon site web. Il s’agit de mon nom de famille : Régagnon. Les noms de domaine à la base ne peuvent pas contenir un caractère avec un accent. C’est pourquoi mon nom de domaine se trouve être http://regagnon.com. Grâce aux IDN, j’ai pu aussi prendre le nom de domaine http://régagnon.com. Si vous suivez ce lien vous serez automatiquement ramener à l’adresse sans accent par la redirection que j’ai mis en place. Je permets ainsi aux personnes connaissant mon nom et n’étant pas au fait des limitations liées aux noms de domaines de quand même arriver sur mon site web ou de facilement m’envoyer un e-mail.

Cette exemple montre juste un des petits bénéfices des IDN. Les grands bénéficiaires sont les peuples n’utilisant pas l’alphabet romain. Ils n’ont ainsi plus à retranscrire les noms dans notre alphabet. Il s’agit d’un avantage pour les entreprises qui cherchent à amener leurs clients sur Internet. Ils n’ont plus à communiquer un nom de domaine qui ne correspond pas à leur nom. Et puis les IDN ont le méritent d’abaisser une des barrières d’accès au Web. Permettant aux personnes qui n’ont pas eu l’occasion d’apprendre une langue occidentale et de manier ainsi l’alphabet romain, d’accéder à des sites web avec facilité.

Pourquoi les IDN ne sont-ils pas plus visibles et utilisés? Plusieurs raisons sont en cause. Premièrement, le support des noms de domaines internationalisés par les logiciels. Internet Explorer, par exemple, ne supporte les IDN que depuis sa version 7. Sachant qu’il s’agit du navigateur le plus utilisé au monde (et surtout dans les pays asiatiques). Leurs adoptions ont été très freinées. Ils existent encore des logiciels ne supportant pas les IDN, ainsi que certains hébergeurs web.

Et puis les IDN ne sont pas encore complètement internationalisés. Un nom de domaine simple se découpe en deux parties : le second-level domain (SLD) et le top-level domain (TLD). Si je reprend mon nom de domaine comme exemple, regagnon est un SLD et .com est le TLD. Les IDN ne supportent actuellement que le second-level domain. Le TLD restant dans notre alphabet romain. Mais cette époque va bientôt être révolue! L’ICANN a lancé lundi (le 15 octobre 2007) le premier test de IDN entièrement localisé.

Il s’agit d’une étape très intéressante pour l’internationalisation du Web. C’est une avancé qui était depuis longtemps attendue par certains pays. Mais il reste encore du chemin avant la mise en place complète. La localisation des TLDs soulève quelques problèmes… Je vais vous laisser digérer ce billet. Je poursuivrais mon explication un autre jour…

Voici quelques liens Wikipedia sur le sujet :