Le Carnet de Thierry

Les aventures de Thierry Régagnon sur le Web et au Japon.


Archives pour la catégorie 'Web'

Contrat de freelance : un exemple

L’une des erreurs les plus graves que doit pouvoir faire un créateur de site web qui se lance à son propre compte, est d’oublier de faire signer un contrat à ses clients. Ne pas se mettre d’accord sur certaines règles de bases avec ses clients, c’est chercher les problèmes et risquer se faire mener par le bout du nez par certains clients indélicats.

L’une des bonnes surprises du calendrier de l’avent pour professionnel du web 24 ways, fût l’article d’Andy Clarke : Contract Killer. Andy Clarke dirige depuis maintenant 10 ans l’agence web Stuff and Nonsense. Dans cet article, il présente le contrat qu’il a écrit et utilisé ces dernières années. J’ai trouvé l’intiative très sympa, et j’ai donc choisi de le traduire.

Lire ‘Contrat de freelance : un exemple’

Coup de pouce aux Validateurs W3C

En ces temps d’annonces de la publication du WCAG 2, une autre information risque malheureusement de passer à la trappe : le W3C lance un appel au don pour aider l’évolution logistique et le développement des validateurs.

Si vous vous souciez de la qualité de vos pages HTML, vous êtes sûrement un habitué du validateur HTML ou CSS du W3C. Il s’agit sans nulle doute des pages les plus consultées du W3C. Ces outils ont besoins de serveurs, de bande passante et de temps de développement pour assurer leur pertinence.

Vous pouvez donner aux validateurs un petit coups de pouce en faisant un don, en devenant sponsor ou en vous impliquant dans leur développement. (les applications du W3C sont en Open Source)

I heart validator

Je profite de l’occasion pour rappeler aux utilisateurs de Mac OS X, qu’il existe une application vous permettant de tester vos pages localement selon le validateur HTML du W3C : Validator S.A.C.. Très simple à mettre en place (c’est une application comme les autres), on peut glisser les fichiers sur l’icône pour valider, et il est possible de la faire fonctionner en tant que service web. A garder précieusement sur son disque dur.

Paris Web 2008

Si vous lisez mon flux Twitter, vous savez sûrement que je suis revenu du Japon mardi dernier. L’une des raisons de ce retour, est que je voulais assister à la 3e édition de Paris Web. Il s’agit de l’événement français à ne pas louper pour toutes personnes s’intéressant aux standards web, à l’accessibilité et à la qualité web.

Paris Web 2008

L’association Paris Web aura réussi à faire venir une belle palette d’orateurs. On notera en particulier la présence d’au moins une personne représentant chacun des navigateurs principaux (IE, Firefox, Opera et Webkit). Dont Chris Wilson qui est aussi co-chair du groupe de travail W3C sur HTML5 et Daniel Glazman co-chair du groupe de travail W3C sur les CSS.

Cela nous a offert une belle table ronde à la fin de la journée de vendredi.

Table ronde rassemblant des représentants des principaux navigateurs web

Les présentations et les ateliers étaient dans l’ensemble vraiment intéressants. Le clou du spectable (en dehors de la présentation de Christian Heilmann qui sait vraiment assurer un show) fut la présentation de Stéphane Deschamps et Aurélien Levy sur l’accessibilité. Simple, avec des mises en situation, elle a permis de donner des indices sur ce qu’est le quotidien de nombreuses personnes et ce qu’il est possible de faire pour leur simplifier la vie.

Une mise en situation de deux personnes les yeux bandées pour comprendre l'accessibilité

Les moyens étaient aussi au rendez-vous. Comme l’année précédente, il a été possible de bénéficier de l’IBM Forum Paris. Et les ateliers ont eu lieu à l’EFREI, école plus spacieuse par rapport à celle de l’année dernière.

La cerise sur la gâteau qui méritent vraiment d’être signalée, était la présence lors de la première journée de traducteurs en langue des signes française.

Quand vous ajoutez à tout cela, les rencontres et les discussions intéressantes qui ont lieu en ce genre d’occasion. On réalise qu’il s’agit de l’un des meilleurs évènements du milieu.

Vous trouverez le reste de mes photos dans mon album Flickr de l’événement. Il y a aussi un groupe Flickr qui rassemble toutes les photos prises.

Les vidéos des présentations seront rendues disponibles dans quelques temps. Rappel, il est toujours possible de voir celles de 2007. Quand aux présentations, elles arrivent petit à petit sur Slideshare. Vous les trouverez en jonglant entre les tags pw2008 et parisweb2008.

Il est maintenant temps de retourner au travail, inspiré par ces 3 journées riches en information. Merci beaucoup aux organisateurs et aux orateurs. On se donne rendez-vous pour Paris Web 2009.

Paris Web 2008 : J’y serai!

L’événement se rapproche petit à petit… Dans un peu moins d’un mois, c’est le retour du cycle de conférences à ne pas louper pour tous les professionnels français du web soucieux de la qualité de leur travail. Je parle bien entendu de Paris Web.

J’étais présent les années précédentes, et je reviendrais du Japon pour assister à cette 3e édition!

Paris-Web 2008, 13, 14 & 15 novembre

Le programme des journées de jeudi et vendredi s’annonce vraiment bien. Et le prix n’a quasiment pas bougé : 120€ pour 2 jours de conférences « techniques ». Un accès pour les conférences « décideurs » est disponible à 150€, un bon moyen de sensibiliser les managers. Compte tenu de la qualité des éditions précédentes, vous aurez beaucoup de mal à trouver dans le monde un événement aussi bien à un prix aussi attractif.

Quand au samedi, l’accès aux ateliers est à un prix ridicule : 12€. C’est idéal pour les étudiants. Si vos professeurs vous enseignent à créer des sites web comme il y a 10 ans, venez à la journée de samedi pour apprendre directement les bonnes techniques depuis des professionnels reconnus. Les sujets sont variés et concrets.

Dépêchez vous de vous inscrire si ce n’est déjà fait, pour profiter du prix réduit. L’inscription pour les ateliers devrait bientôt être annoncée.

Où se trouve le site web ?

L’un des avantages d’être au Japon sans vraiment parler la langue, est de se retrouver coupé de l’actualité. Cela fait du bien de temps en temps quand même. Sauf que mon père me signalait hier soir que la psychose autours de la crise financière est en train de prendre des proportions assez inquiétante. J’ai donc décidé qu’il était peut-être temps de voir ce que l’on racontait en France.

Direction le site de France 2 afin de voir le journal télévisé, il ne m’offrira pas forcément la meilleure couverture mais il me donnera l’idée générale en m’épargnant la lecture de plusieurs articles. Je vais très rarement sur le site de France 2, peut-être une fois par an. Je ne connais donc pas ce site web. Je ne m’attendais pas en tout cas à tomber sur ça :

Capture d'écran du site web de France 2 où la publicité occupe 50% de l'espace visible

J’ai mis du temps pour repérer le logo de France 2 afin de me confirmer que j’étais bien arriver sur le bon site web. 50% de l’espace visible dans mon navigateur est occupé par la publicité. Incroyable! Je suis sur le site de Pampers Village ou celui de France 2? On peut ne pas aimer le design de France2.fr mais en tout cas on ne peut nier qu’il cherche à être propre et sérieux. Rien à voir avec la publicité bien moche de Pampers. Il n’y avait personne pour assurer une certaine cohérence entre les deux? Ce qui est sûr, c’est que cela saute aux yeux…

Daniel Glazman faisait l’echo du même problème il y a quelques jours sur le site de Libération. Encore une fois le contenu du site web est relégué au deuxième plan.

Je n’ai rien en particulier contre la publicité en ligne. Je n’utilise d’ailleurs pas de bloqueur de pubs dans mon navigateur. Je connais aussi les contraintes avec lesquelles il faut jouer pour s’assurer que sa publicité sera vue. Cependant il y a des limites à ne pas dépasser.

Est ce que France 2 compte se rattraper sur la publicité en ligne puisqu’ils vont devoir supprimer celle sur l’antenne?

Les tests Acid sont-ils positifs?

La semaine dernière, Safari et Opera ont obtenu le score de 100/100 pour le test Acid3. Les deux navigateurs ont annoncés leur réussite à quelques heures d’intervalles, terminus d’une course effrénée pleines de rebondissement. (qui n’aura su passionné que quelques geeks, dont moi…) Il est indéniable que toutes améliorations des navigateurs sur leur support des standards est une bonne chose, mais les tests Acids ont-ils pour autant un effet positif?

Le premier test Acid est apparu en 1998, il s’agit d’un test basé sur la spécification CSS1. Son créateur Todd Fahrner avait pour soucis d’offrir un élément de référence sur le box model pour les développeurs de navigateur. Ce test de qualité a fini par rejoindre en 1999 la suite de test de CSS1.

Il aura fallu attendre 2005 pour voir l’apparition du test Acid2. Cette fois-ci le test développé principalement par Ian Hickson, teste de nombreuses propriétés CSS 2.1, mais aussi le support des PNGs transparents, de l’élément objet ou encore comment le navigateur se comporte face à des erreurs dans la feuille de style. Le test ne se concentre plus sur un domaine précis, mais regroupe différents points mal supportés par les navigateurs présents alors sur le marché et que la communauté aimerait vite voir corrigés. Ce fut indéniablement un bon moyen de motiver certaines équipes de développement, bien que l’on commençait déjà à se séparer de l’esprit de base.

Le test Acid3 est encore tout chaud. Il est sortie du four le 3 mars 2008. Encore plus ambitieux que son prédécesseur, le test Acid3 effectue 100 tests sur la page. Il se concentre principalement sur le DOM, mais comportent aussi des tests sur les sélecteurs de CSS3, sur SVG ou encore SMIL. Le soucis principal de ce nouveau test est de motiver les navigateurs à repousser leur limite. Ian Hickson aura mis près d’un an pour développer ce test Acid et il aura du faire appel à la communauté pour concevoir les derniers tests (afin d’avoir un beau score final de 100).

Malheureusement les derniers tests Acid, bien que formidable de part leur élaboration (je suis admiratif des connaissances que certaines personnes ont accumulé pour les concevoir), sont surtout un moyen de faire de la pub. Soyez le ou les premiers à passer un test Acid et le nom de votre navigateur se retrouvera sur tous les digg-like et tous les blogs et les sites ayant un lien avec le développement web. C’est ce qui a sûrement du pousser Opera a faire son annonce sans pour autant avoir une version de test de leur navigateur à offrir en téléchargement, ou pour Webkit, d’activer des aspects non finalisés de leur moteur de rendu pour valider certains tests. Il est amusant de remarquer que chez Firefox, on prend le contre-pied en précisant que non, Firefox 3 ne passera pas le test Acid3, car il y a des choses plus importantes à faire.

On en vient au final à se questionner sur les réels bénéfices apportés par le dernier test Acid. Il force les développeurs de navigateurs à implémenter des morceaux de spécification pour passer le test. Même si ces propriétés nouvellement supportées pourront se révéler utile dans de futures développement. On est bien loin de la réalité du développement web. Ne vaudrait t’il pas mieux se concentrer sur certains spécifications, voir certains aspects d’une spécification, qui répondraient à des besoins spécifiques mis à mal actuellement? Au lieu de faire un test qui s’occupe un peu de tout…

Noms de domaine internationalisés

Bien qu’encore peu visible en occident, il vous est peut-être arrivé de croiser au détours d’une page web un IDN (nom de domaine internationalisé). Ces noms de domaine internationalisés ont la particularité de permettre l’utilisation des caractères, symboles, idéogrammes, pictogrammes utilisés pour retranscrire les différentes langues.

Prenons comme exemple l’adresse de mon site web. Il s’agit de mon nom de famille : Régagnon. Les noms de domaine à la base ne peuvent pas contenir un caractère avec un accent. C’est pourquoi mon nom de domaine se trouve être http://regagnon.com. Grâce aux IDN, j’ai pu aussi prendre le nom de domaine http://régagnon.com. Si vous suivez ce lien vous serez automatiquement ramener à l’adresse sans accent par la redirection que j’ai mis en place. Je permets ainsi aux personnes connaissant mon nom et n’étant pas au fait des limitations liées aux noms de domaines de quand même arriver sur mon site web ou de facilement m’envoyer un e-mail.

Cette exemple montre juste un des petits bénéfices des IDN. Les grands bénéficiaires sont les peuples n’utilisant pas l’alphabet romain. Ils n’ont ainsi plus à retranscrire les noms dans notre alphabet. Il s’agit d’un avantage pour les entreprises qui cherchent à amener leurs clients sur Internet. Ils n’ont plus à communiquer un nom de domaine qui ne correspond pas à leur nom. Et puis les IDN ont le méritent d’abaisser une des barrières d’accès au Web. Permettant aux personnes qui n’ont pas eu l’occasion d’apprendre une langue occidentale et de manier ainsi l’alphabet romain, d’accéder à des sites web avec facilité.

Pourquoi les IDN ne sont-ils pas plus visibles et utilisés? Plusieurs raisons sont en cause. Premièrement, le support des noms de domaines internationalisés par les logiciels. Internet Explorer, par exemple, ne supporte les IDN que depuis sa version 7. Sachant qu’il s’agit du navigateur le plus utilisé au monde (et surtout dans les pays asiatiques). Leurs adoptions ont été très freinées. Ils existent encore des logiciels ne supportant pas les IDN, ainsi que certains hébergeurs web.

Et puis les IDN ne sont pas encore complètement internationalisés. Un nom de domaine simple se découpe en deux parties : le second-level domain (SLD) et le top-level domain (TLD). Si je reprend mon nom de domaine comme exemple, regagnon est un SLD et .com est le TLD. Les IDN ne supportent actuellement que le second-level domain. Le TLD restant dans notre alphabet romain. Mais cette époque va bientôt être révolue! L’ICANN a lancé lundi (le 15 octobre 2007) le premier test de IDN entièrement localisé.

Il s’agit d’une étape très intéressante pour l’internationalisation du Web. C’est une avancé qui était depuis longtemps attendue par certains pays. Mais il reste encore du chemin avant la mise en place complète. La localisation des TLDs soulève quelques problèmes… Je vais vous laisser digérer ce billet. Je poursuivrais mon explication un autre jour…

Voici quelques liens Wikipedia sur le sujet :

Les Japonais et l’Internet mobile

Une de mes anecdotes sur le Japon qui surprend beaucoup est l’interdiction de téléphoner dans les transports publiques. Je dois admettre que j’apprécie beaucoup cette interdiction. Cela n’empêche pas pour autant les japonais d’utiliser leur téléphone portable. Et il n’est pas rare de voir la moitié des voyageurs d’un wagon rivés sur leur keitai (téléphone portable). Que font-ils dessus? Ecrivent-ils des textos? Ecoutent-ils de la musique?

Mon téléphone portable japonais

Et bien non. Les japonais ont un usage plus avancé de leur téléphone portable que nous. Ils passent leur temps à s’échanger des e-mails, à parcourir le web, à jouer à des jeux ou encore à regarder la télé. Les dernières statistiques publiées par Comscore sur l’utilisation du web mobile par les japonais montrent qu’ils sont aussi nombreux à utiliser Internet depuis leur ordinateur que leur téléphone portable.

Parmi les 53,6 millions de Japonais à utiliser leur téléphone portable pour accéder à Internet. 75% s’occupent de leurs e-mails. Et plus de 50% l’utilisent pour surfer et rechercher des infos. Il m’est arrivé plus d’une fois lors d’une discussion avec un(e) japonais(e), qu’il/elle me demande d’attendre quelques minutes le temps qu’il/elle fasse une recherche rapide sur le web avec leur téléphone mobile avant de répondre à ma question.

Ces chiffres laissent présager de l’engouement probable du web mobile en France une fois que les opérateurs auront fait l’effort de concevoir des forfaits abordables et bien pensés. Je suis actuellement en train de me prendre la tête pour trouver l’opérateur et le forfait qui me permettra de gérer mes e-mails depuis mon portable, tout en ayant la possibilité de tester des pages web… Le prix annoncé de l’iPhone étant un peu trop élevé à mon goût.

Si vous souhaitez en préparation améliorer vos compétence dans le domaine du web mobile, vous pouvez vous tourner vers le dernier livre de Cameron Moll.