01 avril 2008 - 20:55 Navigateurs WaSP Web
La semaine dernière, Safari et Opera ont obtenu le score de 100/100 pour le test Acid3. Les deux navigateurs ont annoncés leur réussite à quelques heures d’intervalles, terminus d’une course effrénée pleines de rebondissement. (qui n’aura su passionné que quelques geeks, dont moi…)
Il est indéniable que toutes améliorations des navigateurs sur leur support des standards est une bonne chose, mais les tests Acids ont-ils pour autant un effet positif?
Le premier test Acid est apparu en 1998, il s’agit d’un test basé sur la spécification CSS1. Son créateur Todd Fahrner avait pour soucis d’offrir un élément de référence sur le box model pour les développeurs de navigateur. Ce test de qualité a fini par rejoindre en 1999 la suite de test de CSS1.
Il aura fallu attendre 2005 pour voir l’apparition du test Acid2. Cette fois-ci le test développé principalement par Ian Hickson, teste de nombreuses propriétés CSS 2.1, mais aussi le support des PNGs transparents, de l’élément objet ou encore comment le navigateur se comporte face à des erreurs dans la feuille de style. Le test ne se concentre plus sur un domaine précis, mais regroupe différents points mal supportés par les navigateurs présents alors sur le marché et que la communauté aimerait vite voir corrigés. Ce fut indéniablement un bon moyen de motiver certaines équipes de développement, bien que l’on commençait déjà à se séparer de l’esprit de base.
Le test Acid3 est encore tout chaud. Il est sortie du four le 3 mars 2008. Encore plus ambitieux que son prédécesseur, le test Acid3 effectue 100 tests sur la page. Il se concentre principalement sur le DOM, mais comportent aussi des tests sur les sélecteurs de CSS3, sur SVG ou encore SMIL. Le soucis principal de ce nouveau test est de motiver les navigateurs à repousser leur limite. Ian Hickson aura mis près d’un an pour développer ce test Acid et il aura du faire appel à la communauté pour concevoir les derniers tests (afin d’avoir un beau score final de 100).
Malheureusement les derniers tests Acid, bien que formidable de part leur élaboration (je suis admiratif des connaissances que certaines personnes ont accumulé pour les concevoir), sont surtout un moyen de faire de la pub. Soyez le ou les premiers à passer un test Acid et le nom de votre navigateur se retrouvera sur tous les digg-like et tous les blogs et les sites ayant un lien avec le développement web. C’est ce qui a sûrement du pousser Opera a faire son annonce sans pour autant avoir une version de test de leur navigateur à offrir en téléchargement, ou pour Webkit, d’activer des aspects non finalisés de leur moteur de rendu pour valider certains tests. Il est amusant de remarquer que chez Firefox, on prend le contre-pied en précisant que non, Firefox 3 ne passera pas le test Acid3, car il y a des choses plus importantes à faire.
On en vient au final à se questionner sur les réels bénéfices apportés par le dernier test Acid. Il force les développeurs de navigateurs à implémenter des morceaux de spécification pour passer le test. Même si ces propriétés nouvellement supportées pourront se révéler utile dans de futures développement. On est bien loin de la réalité du développement web. Ne vaudrait t’il pas mieux se concentrer sur certains spécifications, voir certains aspects d’une spécification, qui répondraient à des besoins spécifiques mis à mal actuellement? Au lieu de faire un test qui s’occupe un peu de tout…
18 octobre 2007 - 20:59 Internationalisation Web
Bien qu’encore peu visible en occident, il vous est peut-être arrivé de croiser au détours d’une page web un IDN (nom de domaine internationalisé). Ces noms de domaine internationalisés ont la particularité de permettre l’utilisation des caractères, symboles, idéogrammes, pictogrammes utilisés pour retranscrire les différentes langues.
Prenons comme exemple l’adresse de mon site web. Il s’agit de mon nom de famille : Régagnon. Les noms de domaine à la base ne peuvent pas contenir un caractère avec un accent. C’est pourquoi mon nom de domaine se trouve être http://regagnon.com. Grâce aux IDN, j’ai pu aussi prendre le nom de domaine http://régagnon.com. Si vous suivez ce lien vous serez automatiquement ramener à l’adresse sans accent par la redirection que j’ai mis en place. Je permets ainsi aux personnes connaissant mon nom et n’étant pas au fait des limitations liées aux noms de domaines de quand même arriver sur mon site web ou de facilement m’envoyer un e-mail.
Cette exemple montre juste un des petits bénéfices des IDN. Les grands bénéficiaires sont les peuples n’utilisant pas l’alphabet romain. Ils n’ont ainsi plus à retranscrire les noms dans notre alphabet. Il s’agit d’un avantage pour les entreprises qui cherchent à amener leurs clients sur Internet. Ils n’ont plus à communiquer un nom de domaine qui ne correspond pas à leur nom. Et puis les IDN ont le méritent d’abaisser une des barrières d’accès au Web. Permettant aux personnes qui n’ont pas eu l’occasion d’apprendre une langue occidentale et de manier ainsi l’alphabet romain, d’accéder à des sites web avec facilité.
Pourquoi les IDN ne sont-ils pas plus visibles et utilisés?
Plusieurs raisons sont en cause. Premièrement, le support des noms de domaines internationalisés par les logiciels. Internet Explorer, par exemple, ne supporte les IDN que depuis sa version 7. Sachant qu’il s’agit du navigateur le plus utilisé au monde (et surtout dans les pays asiatiques). Leurs adoptions ont été très freinées.
Ils existent encore des logiciels ne supportant pas les IDN, ainsi que certains hébergeurs web.
Et puis les IDN ne sont pas encore complètement internationalisés.
Un nom de domaine simple se découpe en deux parties : le second-level domain (SLD) et le top-level domain (TLD). Si je reprend mon nom de domaine comme exemple, regagnon est un SLD et .com est le TLD.
Les IDN ne supportent actuellement que le second-level domain. Le TLD restant dans notre alphabet romain. Mais cette époque va bientôt être révolue! L’ICANN a lancé lundi (le 15 octobre 2007) le premier test de IDN entièrement localisé.
Il s’agit d’une étape très intéressante pour l’internationalisation du Web. C’est une avancé qui était depuis longtemps attendue par certains pays. Mais il reste encore du chemin avant la mise en place complète. La localisation des TLDs soulève quelques problèmes…
Je vais vous laisser digérer ce billet. Je poursuivrais mon explication un autre jour…
Voici quelques liens Wikipedia sur le sujet :
22 septembre 2007 - 19:02 Japon Web Web mobile
Une de mes anecdotes sur le Japon qui surprend beaucoup est l’interdiction de téléphoner dans les transports publiques. Je dois admettre que j’apprécie beaucoup cette interdiction. Cela n’empêche pas pour autant les japonais d’utiliser leur téléphone portable. Et il n’est pas rare de voir la moitié des voyageurs d’un wagon rivés sur leur ketaï (téléphone portable). Que font-ils dessus? Ecrivent-ils des textos? Ecoutent-ils de la musique?

Et bien non. Les japonais ont un usage plus avancé de leur téléphone portable que nous. Ils passent leur temps à s’échanger des e-mails, à parcourir le web, à jouer à des jeux ou encore à regarder la télé. Les dernières statistiques publiées par Comscore sur l’utilisation du web mobile par les japonais montrent qu’ils sont aussi nombreux à utiliser Internet depuis leur ordinateur que leur téléphone portable.
Parmi les 53,6 millions de Japonais à utiliser leur téléphone portable pour accéder à Internet. 75% s’occupent de leurs e-mails. Et plus de 50% l’utilisent pour surfer et rechercher des infos. Il m’est arrivé plus d’une fois lors d’une discussion avec un(e) japonais(e), qu’il/elle me demande d’attendre quelques minutes le temps qu’il/elle fasse une recherche rapide sur le web avec leur téléphone mobile avant de répondre à ma question.
Ces chiffres laissent présager de l’engouement probable du web mobile en France une fois que les opérateurs auront fait l’effort de concevoir des forfaits abordables et bien pensés. Je suis actuellement en train de me prendre la tête pour trouver l’opérateur et le forfait qui me permettra de gérer mes e-mails depuis mon portable, tout en ayant la possibilité de tester des pages web… Le prix annoncé de l’iPhone étant un peu trop élevé à mon goût.
Si vous souhaitez en préparation améliorer vos compétence dans le domaine du web mobile, vous pouvez vous tourner vers le dernier livre de Cameron Moll.