Le Carnet de Thierry

Les aventures de Thierry Régagnon sur le Web et au Japon.


Archives pour le tag 'Web'

Contrat de freelance : un exemple

L’une des erreurs les plus graves que doit pouvoir faire un créateur de site web qui se lance à son propre compte, est d’oublier de faire signer un contrat à ses clients. Ne pas se mettre d’accord sur certaines règles de bases avec ses clients, c’est chercher les problèmes et risquer se faire mener par le bout du nez par certains clients indélicats.

L’une des bonnes surprises du calendrier de l’avent pour professionnel du web 24 ways, fût l’article d’Andy Clarke : Contract Killer. Andy Clarke dirige depuis maintenant 10 ans l’agence web Stuff and Nonsense. Dans cet article, il présente le contrat qu’il a écrit et utilisé ces dernières années. J’ai trouvé l’intiative très sympa, et j’ai donc choisi de le traduire.

Lire ‘Contrat de freelance : un exemple’

Paris Web 2008 : J’y serai!

L’événement se rapproche petit à petit… Dans un peu moins d’un mois, c’est le retour du cycle de conférences à ne pas louper pour tous les professionnels français du web soucieux de la qualité de leur travail. Je parle bien entendu de Paris Web.

J’étais présent les années précédentes, et je reviendrais du Japon pour assister à cette 3e édition!

Paris-Web 2008, 13, 14 & 15 novembre

Le programme des journées de jeudi et vendredi s’annonce vraiment bien. Et le prix n’a quasiment pas bougé : 120€ pour 2 jours de conférences « techniques ». Un accès pour les conférences « décideurs » est disponible à 150€, un bon moyen de sensibiliser les managers. Compte tenu de la qualité des éditions précédentes, vous aurez beaucoup de mal à trouver dans le monde un événement aussi bien à un prix aussi attractif.

Quand au samedi, l’accès aux ateliers est à un prix ridicule : 12€. C’est idéal pour les étudiants. Si vos professeurs vous enseignent à créer des sites web comme il y a 10 ans, venez à la journée de samedi pour apprendre directement les bonnes techniques depuis des professionnels reconnus. Les sujets sont variés et concrets.

Dépêchez vous de vous inscrire si ce n’est déjà fait, pour profiter du prix réduit. L’inscription pour les ateliers devrait bientôt être annoncée.

Où se trouve le site web ?

L’un des avantages d’être au Japon sans vraiment parler la langue, est de se retrouver coupé de l’actualité. Cela fait du bien de temps en temps quand même. Sauf que mon père me signalait hier soir que la psychose autours de la crise financière est en train de prendre des proportions assez inquiétante. J’ai donc décidé qu’il était peut-être temps de voir ce que l’on racontait en France.

Direction le site de France 2 afin de voir le journal télévisé, il ne m’offrira pas forcément la meilleure couverture mais il me donnera l’idée générale en m’épargnant la lecture de plusieurs articles. Je vais très rarement sur le site de France 2, peut-être une fois par an. Je ne connais donc pas ce site web. Je ne m’attendais pas en tout cas à tomber sur ça :

Capture d'écran du site web de France 2 où la publicité occupe 50% de l'espace visible

J’ai mis du temps pour repérer le logo de France 2 afin de me confirmer que j’étais bien arriver sur le bon site web. 50% de l’espace visible dans mon navigateur est occupé par la publicité. Incroyable! Je suis sur le site de Pampers Village ou celui de France 2? On peut ne pas aimer le design de France2.fr mais en tout cas on ne peut nier qu’il cherche à être propre et sérieux. Rien à voir avec la publicité bien moche de Pampers. Il n’y avait personne pour assurer une certaine cohérence entre les deux? Ce qui est sûr, c’est que cela saute aux yeux…

Daniel Glazman faisait l’echo du même problème il y a quelques jours sur le site de Libération. Encore une fois le contenu du site web est relégué au deuxième plan.

Je n’ai rien en particulier contre la publicité en ligne. Je n’utilise d’ailleurs pas de bloqueur de pubs dans mon navigateur. Je connais aussi les contraintes avec lesquelles il faut jouer pour s’assurer que sa publicité sera vue. Cependant il y a des limites à ne pas dépasser.

Est ce que France 2 compte se rattraper sur la publicité en ligne puisqu’ils vont devoir supprimer celle sur l’antenne?

Compte rendu du Japan Blogger Dinner

J’étais hier soir à Roppongi pour un petit événement organisé par Danny Choo. Il s’agissait d’une réunion entre des bloggers, des gens ayant un rapports avec les média et des personnes travaillant dans le web ou plus généralement dans l’informatique. Cette soirée se passait dans les locaux de l’équipe japonaise de Wieden+Kennedy.

Japan Blogger Dinner : Danny Choo

Je m’excuse, je n’ai ramené que deux photos pas très intéressantes de cette rencontre. Mais vous pouvez en voir d’autres sur le blog de Wieden+Kennedy, en attendant que Danny nous fasse son compte-rendu. Elles attestent au moins qu’il y avait du monde.

Plein de monde au Japan Blogger Dinner

Je pense qu’une trentaine de personnes si ce n’est plus sont venues. Beaucoup de personnes très intéressantes et d’horizons très variés. Youtubers, bloggers, employés de différentes compagnie (Google, iKnow, Good Smile…), journalistes, personnes à leur compte, etc.

Beaucoup de nationalités étaient présentes : des américains, des australiens, des anglais, des espagnols, quelques français (on devait être 4 ou 5) et bien-sûr, des japonais.

Je ne vais pas vous présenter tout le monde, sinon je ne dormirai pas cette nuit. Je vais essayer de vous montrer un peu la diversité des personnes rassemblées par deux profils.

Logo de iKnow

iKnow est un site web développé par Cerego vous permettant d’apprendre une langue étrangère. iKnow a débuté en permettant aux japonais d’apprendre l’anglais. Maintenant le site web propose aux anglophones d’apprendre le japonais. D’autres langues sont amenées à être intégrées au site web.

Le système a attiré mon attention par sa souplesse. Il propose aux internautes d’envoyer sur le site, leurs propres supports de cours, des vidéos, des pistes de sons qui pourront ensuite être utilisés lors de leur apprentissage.

Je vous conseille de tester un peu car il y a beaucoup de boulot derrière tout ça. Ça mérite un petit coup d’œil.

Logo de Merce Death

Merce Death est un « groupe » de musique avec un seul musicien : Shingo Ohno. Il joue de la guitare et avec l’aide d’un sampler, il donne l’illusion qu’un groupe de musicien est en train de jouer.

Le World Tour (From my room!) de Merce Death est plutôt sympa car il a été entièrement effectué depuis chez lui. Il jouait en direct le morceau par rapport à l’heure locale de la ville étape du World Tour et streamait le morceau sur Internet.

Autre initiative amusante, le World Jam Band. Le but est de rassembler différents streams video du plus de musiciens possible à travers le monde. Ainsi, il y aura toujours un musicien en train de jouer et les autres pourront le rejoindre.

Il y en avait pour tous les goûts.

Pour compléter la soirée, des goodies étaient aussi présent. On pouvait récupérer quelques éléments publicitaires venant de Google et iKnow (stylos, keitai strap). Mais c’est surtout Good Smile qui a fait un bel effort en proposant 3 figurines et de nombreux Nendoroids Petit.

Il faut savoir que Danny Choo et Good Smile travaillent ensemble et que les deux profitent beaucoup de la collaboration. Good Smile est client de Danny (réalisation du nouveau site web de la société) et profite de son exposition auprès des média et sur Internet pour se faire connaître. Danny vend ses services à Good Smile tout en profitant des figurines qui lui sont envoyées. C’est une belle synergie.

Les figurines ont été offertes dans un jeu de Jankenpon, très populaire au Japon. Je n’ai malheureusement remporté aucune figurine. Je me suis donc venger sur les Nendoroids.

les Nendoroids Petit : Haruhi, Mikuru et Tsukasa

Il ne me reste plus à espérer que je ne vais pas succomber au virus des figurines. Vous savez ce que c’est avec les drogues. La première dose est toujours gratuite…

Noms de domaine internationalisés

Bien qu’encore peu visible en occident, il vous est peut-être arrivé de croiser au détours d’une page web un IDN (nom de domaine internationalisé). Ces noms de domaine internationalisés ont la particularité de permettre l’utilisation des caractères, symboles, idéogrammes, pictogrammes utilisés pour retranscrire les différentes langues.

Prenons comme exemple l’adresse de mon site web. Il s’agit de mon nom de famille : Régagnon. Les noms de domaine à la base ne peuvent pas contenir un caractère avec un accent. C’est pourquoi mon nom de domaine se trouve être http://regagnon.com. Grâce aux IDN, j’ai pu aussi prendre le nom de domaine http://régagnon.com. Si vous suivez ce lien vous serez automatiquement ramener à l’adresse sans accent par la redirection que j’ai mis en place. Je permets ainsi aux personnes connaissant mon nom et n’étant pas au fait des limitations liées aux noms de domaines de quand même arriver sur mon site web ou de facilement m’envoyer un e-mail.

Cette exemple montre juste un des petits bénéfices des IDN. Les grands bénéficiaires sont les peuples n’utilisant pas l’alphabet romain. Ils n’ont ainsi plus à retranscrire les noms dans notre alphabet. Il s’agit d’un avantage pour les entreprises qui cherchent à amener leurs clients sur Internet. Ils n’ont plus à communiquer un nom de domaine qui ne correspond pas à leur nom. Et puis les IDN ont le méritent d’abaisser une des barrières d’accès au Web. Permettant aux personnes qui n’ont pas eu l’occasion d’apprendre une langue occidentale et de manier ainsi l’alphabet romain, d’accéder à des sites web avec facilité.

Pourquoi les IDN ne sont-ils pas plus visibles et utilisés? Plusieurs raisons sont en cause. Premièrement, le support des noms de domaines internationalisés par les logiciels. Internet Explorer, par exemple, ne supporte les IDN que depuis sa version 7. Sachant qu’il s’agit du navigateur le plus utilisé au monde (et surtout dans les pays asiatiques). Leurs adoptions ont été très freinées. Ils existent encore des logiciels ne supportant pas les IDN, ainsi que certains hébergeurs web.

Et puis les IDN ne sont pas encore complètement internationalisés. Un nom de domaine simple se découpe en deux parties : le second-level domain (SLD) et le top-level domain (TLD). Si je reprend mon nom de domaine comme exemple, regagnon est un SLD et .com est le TLD. Les IDN ne supportent actuellement que le second-level domain. Le TLD restant dans notre alphabet romain. Mais cette époque va bientôt être révolue! L’ICANN a lancé lundi (le 15 octobre 2007) le premier test de IDN entièrement localisé.

Il s’agit d’une étape très intéressante pour l’internationalisation du Web. C’est une avancé qui était depuis longtemps attendue par certains pays. Mais il reste encore du chemin avant la mise en place complète. La localisation des TLDs soulève quelques problèmes… Je vais vous laisser digérer ce billet. Je poursuivrais mon explication un autre jour…

Voici quelques liens Wikipedia sur le sujet :